Après cette fiche, vous connaîtrez les 100 mots et les 20 expressions qui portent l'essentiel d'une conversation palestinienne, vous saurez les dire à partir du français sans regarder, et vous saurez quelle formule employer à la boutique, à table et entre amis.
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Par Fouad El Ajouaoui, fondateur de Yallah Speak · · Fiche gratuite, sans inscription
En bref Les mots palestiniens les plus utiles sont de petits mots du quotidien : shu (quoi), wein (où), biddi (je veux, بدّي), mnih (bien), hallaʾ (maintenant), ktir (beaucoup, très), fi / ma fi (il y a / il n'y a pas). Les expressions qu'on entend le plus sont yalla (on y va), khalas (c'est bon), tfaddal (je vous en prie), yislamu idek (merci, يسلمو إيديك) et yaʿtik el-ʿafye, qu'on dit à toute personne qui travaille. Les 40 premiers mots et les 20 expressions sont ci-dessous ; le PDF contient les 100 mots et un plan sur 7 jours.
Quels sont les mots palestiniens les plus courants ?
Les 100 mots de cette fiche sont classés selon leur rôle dans la phrase, pas par ordre alphabétique : pronoms et petits mots, questions et temps, personnes et lieux, manger et boire, verbes, adjectifs. Voici les quarante premiers, dans la prononciation de Jérusalem et de Ramallah : ceux que vous entendrez dès la première heure dans n'importe quelle maison ou café palestinien.
Français
Palestinien
Arabe
Français
Palestinien
Arabe
je
ana
أنا
quoi
shu
شو
tu (m)
inta
إنت
où
wein
وين
tu (f)
inti
إنتِ
quand
emta
إمتى
il
huwwe
هو
pourquoi
lesh
ليش
elle
hiyye
هي
qui
min
مين
nous
ihna
إحنا
comment
kif
كيف
vous (pl.)
intu
إنتو
combien
kam
كم
ils, elles
humme
همّ
combien (prix)
ʾaddesh
قدّيش
ce, ceci (m)
hada
هاد
aujourd'hui
el-yom
اليوم
cette, ceci (f)
hadi
هادي
demain
bukra
بكرا
ces, ceux-ci
hadol
هدول
hier
imbarih
مبارح
ici
hon
هون
maintenant
hallaʾ
هلّق
là-bas
hunak
هناك
plus tard
baʿdein
بعدين
oui
ah
آه
avant
ʾabl
قبل
non
la
لا
après
baʿd
بعد
ne… pas
mish
مش
toujours
dayman
دايماً
et
w
و
le matin
es-subh
الصبح
seulement, mais
bass
بس
la nuit, le soir
bil-leil
بالليل
aussi, encore
kaman
كمان
jour
yom
يوم
parce que
ʿashan
عشان
semaine ; vendredi
jumʿa
جمعة
Pour lire la transcription, quelques repères suffisent : sh se dit comme notre ch (shu), kh comme la jota espagnole (khubz, pain), u se lit ou (bukra = « boukra ») et le e final se dit é (ʾahwe = « ahwé »). Le h est toujours expiré. ʾ note un coup de glotte, la petite coupure de « oh-oh » : c'est le ق de Jérusalem (hallaʾ, ʾabl). ʿ est un son de gorge sans équivalent en français. Et le j se dit « dj » comme dans « djinn » (jumʿa). Les soixante autres mots (famille, lieux, nourriture, premiers verbes, adjectifs) sont dans le PDF, avec trois cases à cocher par mot pour le plan sur 7 jours.
Expressions palestiniennes et argot du quotidien
Les mots vous font comprendre ; les expressions vous font sonner comme quelqu'un d'ici. Ces vingt formules reviennent sans arrêt dans une conversation palestinienne. Beaucoup ont une réponse toute faite, et c'est elle qui impressionne vraiment : dites sahtein à quelqu'un qui mange et il répondra ʿala ʾalbak ; dites yaʿtik el-ʿafye à un commerçant et vous entendrez allah yʿafik.
Arabe
Prononcer
Sens
Quand l'utiliser
يلا
yalla
on y va, allez
pour partir, presser quelqu'un, commencer n'importe quoi
يعني
yaʿni
je veux dire ; bof
pour meubler en réfléchissant
خلص
khalas
c'est bon, ça suffit
pour conclure un marché ou une dispute
طيب
tayyib
d'accord, bon
pour acquiescer ; en question : et alors ?
ماشي
mashi
ça marche, d'accord
accepter un projet, une heure ou un prix
معلش
maʿlesh
pas grave ; pardon
petites erreurs et bousculades
تفضل
tfaddal (f : tfaddali)
je vous en prie, tenez
offrir à manger ou une chaise
يسلمو إيديك
yislamu idek
merci (bénies soient tes mains)
quand on vous tend quelque chose ou qu'on a cuisiné pour vous
أهلا وسهلا
ahlan w sahlan
bienvenue
accueillir un invité ; réponse : ahlan fik
إن شاء الله
inshallah
si Dieu le veut, j'espère
tout projet pour l'avenir
الحمد لله
el-hamdilla
Dieu merci ; ça va
la réponse habituelle à kifak?
صحتين
sahtein
bon appétit
à quelqu'un qui mange ; réponse : ʿala ʾalbak
يعطيك العافية
yaʿtik el-ʿafye
(que Dieu) te donne la force
à quelqu'un qui travaille ; réponse : allah yʿafik
والله
wallah
vraiment, je te jure
pour insister ou douter
عن جد
ʿan jad?
sérieux ? vraiment ?
surprise face à une nouvelle
يا زلمة
ya zalame
mec !, allez !
entre amis, à un homme
حبيبي
habibi (f : habibti)
mon cher, mon pote
amis, famille, commerçants
على راسي
ʿala rasi
avec plaisir
accepter une demande
يا حرام
ya haram
quel dommage, le pauvre
mauvaise nouvelle, compassion
بتجنن
bitjannin
génial, magnifique
un plat, une vue, une robe
Un détail qui amuse souvent les francophones : maʿlesh s'emploie exactement comme notre « c'est pas grave », et yalla est passé dans le parler de bien des villes françaises. Vous en connaissez donc déjà au moins un.
En quoi le palestinien diffère-t-il de l'arabe littéraire et des autres dialectes ?
Par rapport à l'arabe littéraire, une bonne partie des mots du quotidien change : « quoi » se dit madha en arabe standard et shu en palestinien, « maintenant » al-an contre hallaʾ, « je veux » uridu contre biddi, « il n'y a pas » la yujad contre ma fi. Les sons bougent aussi : à Jérusalem, la lettre ق devient un coup de glotte (ʾahwe, café), et beaucoup de mots finissent en -e, prononcé é (madrase, école). Au village, on dit souvent k pour ق et « tch » pour k ; dans le Sud, on entend g. Au sein du Levant, le palestinien est très proche du parler urbain jordanien, et proche du libanais et du syrien : vous croiserez de petites différences comme biddi contre le libanais baddi, hada contre hayda, et un j en « dj » en Palestine là où Beyrouth et Damas disent le j de « jour ». L'égyptien est plus éloigné (eh pour « quoi », ʿayiz pour « vouloir »), mais ces 120 mots vous porteront dans la plupart des conversations, partout au Levant.
Comment fonctionne le plan sur 7 jours ?
Environ 20 minutes par jour. Les jours 1 à 5 couvrent les 100 mots par blocs de 15 à 25, avec des révisions intégrées les jours 3 et 5. Le jour 6 est consacré aux 20 expressions, chacune apprise avec sa réponse. Le jour 7 reprend toute la liste et la page de phrases : 15 phrases construites uniquement avec la liste, à lire à voix haute et à traduire. Chaque mot a trois cases, J1, J3 et J7 : cachez la prononciation et le français, dites le mot, puis cochez. Pour transformer ces mots en phrases, passez à la fiche 4 sur les verbes ; si vous débutez, commencez par la fiche 1 sur les salutations. Pour plus de vocabulaire, lisez les mots arabes les plus courants et les salutations en arabe, ou comparez les trois dialectes sur la page des fiches d'arabe levantin.
Ce que contient le PDF
100 mots numérotés en six groupes : pronoms et petits mots, questions et temps, personnes et lieux, manger et boire, verbes, adjectifs. Écriture arabe, prononciation palestinienne et français côte à côte
20 expressions du quotidien et d'argot (yalla, khalas, tfaddal, yislamu idek, yaʿtik el-ʿafye, ya zalame, bitjannin…) avec le moment où les dire et la réponse attendue
Un plan sur 7 jours (environ 20 minutes par jour) avec cases à cocher et deux jours de révision, plus trois cases par mot pour la répétition espacée
15 phrases construites uniquement avec les mots de la liste, en écriture arabe, à lire à voix haute et à traduire
Exercices : contraires, l'intrus, « que dites-vous ? » en binôme, phrases à construire soi-même, auto-test du jour 7 sur 40
Un encadré de prononciation pour francophones (le ق de Jérusalem, le j en « dj », les variantes des villages et du Sud) et un corrigé avec notes pour l'enseignant sur une page à part
Comment l'utiliser seul
Suivez le plan de la page 1 : une vingtaine de mots par jour, chacun dit trois fois à voix haute et placé dans une phrase que vous pourriez dire cette semaine. Le jour 6 est consacré aux 20 expressions ; apprenez chacune avec sa réponse. Le jour 7, lisez les 15 phrases et faites l'auto-test sur 40 mots : 32 réussites ou plus, et le kit de départ est acquis.
Comment l'utiliser en classe
Fonctionne comme un programme de vocabulaire sur sept séances : un groupe en échauffement de 10 minutes avec répétition en chœur, puis les binômes s'interrogent à partir de la colonne Français. La partie 2 (expressions) se travaille mieux en jeu de rôle : boutique, cuisine, invité à la porte. L'ex. 4 en fait un exercice en binôme avec huit situations. La page de phrases (ex. 1) sert de test : lire les 15 phrases avec aisance et en traduire huit montre que le vocabulaire de base est en place. Corrigé et notes pour l'enseignant sur la dernière page.
Les fiches donnent les mots. Il faut encore quelqu'un qui réponde. Entraînez-vous sur ce dialogue avec un partenaire IA qui parle arabe palestinien, reste dans son rôle et vous montre mot par mot où votre prononciation pèche. Essayer Yallah Speak gratuitement
Aperçu
La page 1 est ci-dessus. Voici les autres pages ; cliquez pour les ouvrir en grand.
Questions fréquentes
Quels sont les mots palestiniens les plus courants ?
En tête de liste, de petits mots du quotidien : ana (je), inta / inti (tu), shu (quoi), wein (où), lesh (pourquoi), hallaʾ (maintenant), bukra (demain), biddi (je veux), fi (il y a), mish (ne… pas), mnih (bien), ktir (beaucoup, très), shwayy (un peu). La plupart diffèrent de l'arabe littéraire, d'où l'intérêt d'une liste propre au dialecte. Les 40 premiers sont sur cette page.
Quelles sont les expressions palestiniennes les plus utilisées ?
Celles qu'on entend tous les jours sont yalla (on y va), khalas (c'est bon, ça suffit), yaʿni (je veux dire), wallah (vraiment), ʿan jad? (sérieux ?), ya zalame (mec !, entre amis), habibi (mon cher) et bitjannin (génial). Les formules de politesse comptent autant : tfaddal (je vous en prie), yislamu idek (merci, litt. « bénies soient tes mains »), sahtein (bon appétit) et yaʿtik el-ʿafye, qu'on dit à quelqu'un qui travaille.
Comment dire « je veux » en arabe palestinien ?
biddi, comme dans biddi ʾahwe, je veux un café. La terminaison change selon la personne : biddak (tu, m), biddik (tu, f), biddo (il), bidha (elle). Après biddi, le verbe perd son b- : biddi ashrab, je veux boire. Au Liban, on entend baddi avec a.
L'arabe palestinien est-il proche du libanais et du jordanien ?
Oui, ce sont des parents proches au sein de l'arabe levantin et leurs locuteurs se comprennent sans peine. Le palestinien des villes et le parler urbain jordanien sont presque identiques. Avec le libanais, les différences portent surtout sur de petits mots et des sons : biddi contre baddi, hada contre hayda, et un j en « dj » en Palestine là où Beyrouth dit le j de « jour ». La plupart des mots de cette fiche sont compris dans tout le Levant.
Cette liste de mots palestiniens est-elle gratuite ?
Oui. Téléchargez le PDF, imprimez-le et copiez-le autant que vous voulez pour un usage personnel ou en classe. Merci de laisser la mention Yallah Speak en pied de page.
Arrêtez d'étudier l'arabe. Parlez-le.
Conversations IA dans 10 vrais dialectes, un retour honnête sur la prononciation et un cours dès A1.