Après cette fiche, vous savez dire de qui vous parlez, ce qui est à vous et ce que vous avez, et poser les sept questions de base en arabe égyptien sans guide de conversation.
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Par Fouad El Ajouaoui, fondateur de Yallah Speak · · Fiche gratuite, sans inscription
En bref En arabe égyptien, « je » se dit anaأنا, « tu » entaإنت à un homme et entiإنتي à une femme, « il » huwwa, « elle » hiyya. « J'ai » n'est pas un verbe : ʿandiعندي, et « je n'ai pas » maʿandish. Les sept mots interrogatifs, placés en fin de phrase, sont eh (quoi), fein (où), imta (quand), leh (pourquoi), min (qui), izzay (comment) et kam / bikam (combien) : ismak eh?اسمك إيه؟, tu t'appelles comment ?
Quels sont les pronoms personnels en arabe égyptien ?
L'arabe égyptien compte huit pronoms personnels. La seule distinction de genre qui compte au quotidien est celle de « tu » : enta à un homme, enti à une femme. « Vous » (entu) n'existe qu'au pluriel : en Égypte, on tutoie tout le monde, le vouvoiement de politesse se marque autrement (ya ustaz, ya madam). Le pronom se pose devant un nom ou un adjectif, sans verbe « être » : ana masriأنا مصري, je suis égyptien.
Français
Arabe égyptien
Arabe
Exemple
je
ana
أنا
ana min faransa, je viens de France
tu (à un homme)
enta
إنت
enta masri?, tu es égyptien ?
tu (à une femme)
enti
إنتي
enti minein?, tu viens d'où ?
il
huwwa
هو
huwwa duktur, il est médecin
elle
hiyya
هي
hiyya tayyiba, elle est gentille
nous
ehna
إحنا
ehna fi el-ʾahwa, nous sommes au café
vous (pluriel)
entu
إنتو
entu minein?, vous venez d'où ?
ils, elles
humma
هما
humma ashabi, ce sont mes amis
Deux pièges pour un francophone : le h de huwwa, hiyya et ehna s'entend toujours, comme un h anglais, jamais muet ; et le u se lit « ou » (huwwa se prononce « houwwa »). Si vous avez appris l'arabe littéraire, notez les changements : anta et anti deviennent enta et enti, huwa et hiya se disent huwwa et hiyya avec une consonne doublée, nahnu devient ehna, et antum, hum deviennent entu, humma.
Comment dire « j'ai » en arabe ?
Il n'y a pas de verbe « avoir ». On utilise ʿandعند, littéralement « chez », suivi d'une terminaison de personne : ʿandi (j'ai, « chez moi »), ʿandak (tu as, à un homme), ʿandik (tu as, à une femme), ʿandu (il a), ʿandaha (elle a), ʿandina (nous avons), ʿanduku (vous avez), ʿanduhum (ils ont). Exemple : ʿandi ikhwatعندي إخوات, j'ai des frères et sœurs. La négation encadre le mot avec ma…sh : maʿandishمعنديش, je n'ai pas ; maʿandaksh, tu n'as pas ; maʿandush, il n'a pas. C'est la structure la plus utile de la fiche et celle que les débutants ratent le plus longtemps.
Ces mêmes terminaisons servent de pronoms possessifs. On les colle au nom : kitab (livre) donne kitabi (mon livre), kitabak (ton livre, à un homme), kitabik (ton livre, à une femme), kitabu (son livre, à lui), kitabha (son livre, à elle), kitabna, kitabku, kitabhum. Un nom féminin en -a passe d'abord à -it : ʿarabiyya (voiture) devient ʿarabiyyiti, ma voiture. Vous l'utilisez déjà dans ismi, mon nom, et ismak eh?, tu t'appelles comment ?
Quels sont les mots interrogatifs en arabe égyptien ?
Sept mots suffisent pour poser toutes les questions de base. Contrairement au français, ils se placent en général à la fin de la phrase : on dit enta fein? (« toi où ? ») et non « où toi ? ». Les deux ordres sont compris, mais la position finale est celle que vous entendrez au Caire.
Français
Arabe égyptien
Arabe
Exemple
quoi ?
eh?
إيه؟
ismak eh?, tu t'appelles comment ?
où ?
fein?
فين؟
enta fein?, tu es où ? · minein, d'où
quand ?
imta?
إمتى؟
el-film imta?, c'est quand, le film ?
pourquoi ?
leh?
ليه؟
leh laʾ?, pourquoi pas ?
qui ?
min?
مين؟
da min?, c'est qui ?
comment ?
izzay?
إزاي؟
izzay el-hal?, comment ça va ?
combien ? (nombre)
kam?
كام؟
ʿandak kam akh?, tu as combien de frères ?
combien ? (prix)
bikam?
بكام؟
bikam da?, c'est combien ?
Pour les questions fermées (oui / non), aucun mot n'est nécessaire : l'intonation suffit. ʿandak waʾt? veut dire « tu as le temps ? », la réponse est aywa (oui) ou laʾ (non). Le ʾ de waʾt et laʾ est un coup de glotte, la petite pause que l'on fait au milieu de « oh-oh » : au Caire, c'est ainsi que se prononce la lettre ق.
En quoi l'égyptien diffère-t-il de l'arabe standard pour les questions ?
C'est le point où les manuels d'arabe littéraire induisent le plus en erreur. Les mots que vous y trouvez, ma / madha (quoi), ayna (où), mata (quand), limadha (pourquoi), man (qui), kayfa (comment), ne s'emploient pas à l'oral en Égypte : on dit eh, fein, imta, leh, min, izzay. De même, ʿindi devient ʿandi, et la négation laysa ʿindi devient maʿandish. « Il y a » se dit fiفيه, « il n'y a pas » mafishمفيش, d'où l'expression que vous entendrez dix fois par jour : mafish mushkila, pas de problème.
Comment travailler ces pronoms et questions ?
Lisez les tableaux A à D de la fiche à voix haute, un tableau à la fois, en cochant une ligne seulement quand vous la produisez à partir du français.
Faites les quatre exercices notés (choisir le pronom, ajouter la terminaison, bâtir la question, mettre à la négative), puis vérifiez avec le corrigé.
Faites l'interview : huit questions à poser à un partenaire, ou à vous-même puis à propos d'un ami, pour forcer huwwa, hiyya et les terminaisons -u / -ha.
Les huit pronoms personnels (ana, enta, enti, huwwa, hiyya, ehna, entu, humma) en lettres arabes, avec un exemple de phrase chacun
Les terminaisons possessives sur un nom masculin et un nom féminin (kitabi, kitabak, kitabik … / ʿarabiyyiti, ʿarabiyyitak …), avec la règle -a devient -it
« J'ai » avec ʿandi et sa négation maʿandish, plus fi / mafish pour « il y a » et « il n'y a pas »
Les sept mots interrogatifs (eh, fein, imta, leh, min, izzay, kam/bikam) avec des questions naturelles et une note sur l'ordre des mots
Quatre exercices notés : choisir le pronom, ajouter la terminaison, bâtir la question, mettre à la négative
Une interview en binôme (huit questions, lignes de réponse pour les deux partenaires), une rédaction à la troisième personne et un bilan oral
Corrigé et notes pour l'enseignant sur une page à part, à retirer avant de distribuer la fiche
Comment l'utiliser seul
Lisez les parties A à D à voix haute, un tableau à la fois, et ne cochez une ligne que lorsque vous la produisez à partir du français seul. Faites les quatre exercices sans regarder en arrière, puis vérifiez avec le corrigé. Pour l'interview, répondez à chaque question à voix haute pour vous-même, puis une seconde fois à propos d'un ami ou d'un proche, afin d'employer huwwa, hiyya et les terminaisons -u / -ha. Terminez par l'ex. 5 et dites vos quatre phrases trois fois sans les lire.
Comment l'utiliser en classe
Tient dans une séance de 45 minutes : parties A à C avec les ex. 1 et 2 (20 min), les mots interrogatifs avec les ex. 3 et 4 (10 min), l'interview en binôme avec l'ex. 5 (15 min). L'interview est le cœur de la fiche : les binômes posent les questions, notent les réponses puis rapportent à la classe à la troisième personne, ce qui impose huwwa / hiyya et les terminaisons possessives. L'ex. 4 est l'exercice clé, car la négation ma…sh (maʿandish, mafish) est la structure que les élèves utilisent le plus et ratent le plus longtemps. Champ de points sur chaque exercice, corrigé en dernière page.
Les fiches donnent les mots. Il faut encore quelqu'un qui réponde. Entraînez-vous sur ce dialogue avec un partenaire IA qui parle arabe égyptien, reste dans son rôle et vous montre mot par mot où votre prononciation pèche. Essayer Yallah Speak gratuitement
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Questions fréquentes
Quels sont les pronoms personnels en arabe ?
En arabe égyptien : ana (je), enta (tu, à un homme), enti (tu, à une femme), huwwa (il), hiyya (elle), ehna (nous), entu (vous, pluriel) et humma (ils, elles). Ils se posent devant un nom ou un adjectif sans verbe « être » : ana masri, je suis égyptien. L'arabe standard dit anta, anti, huwa, hiya, nahnu, antum, hum ; ce sont les formes égyptiennes que vous entendrez au Caire.
Comment dit-on « j'ai » en arabe ?
ʿandi, littéralement « chez moi ». Il n'y a pas de verbe « avoir » : on ajoute les terminaisons de personne à ʿand. ʿandak (tu as, à un homme), ʿandik (à une femme), ʿandu (il a), ʿandaha (elle a), ʿandina (nous avons). La négation est maʿandish, « je n'ai pas ». La fiche entraîne exactement cela.
Quels sont les mots interrogatifs en arabe égyptien ?
eh (quoi), fein (où), imta (quand), leh (pourquoi), min (qui), izzay (comment) et kam ou bikam (combien, combien ça coûte). Ils se placent en général en fin de phrase : ismak eh? (tu t'appelles comment ?), enta fein? (tu es où ?). Les mots de l'arabe littéraire comme ayna ou madha ne s'emploient pas à l'oral en Égypte.
Comment dire « mon » et « ton » en arabe ?
Avec une terminaison collée au nom, pas un mot séparé : kitabi (mon livre), kitabak (ton livre, à un homme), kitabik (ton livre, à une femme), kitabu (son livre, à lui), kitabha (son livre, à elle), kitabna (notre livre), kitabku (votre livre), kitabhum (leur livre). Un nom féminin en -a passe d'abord à -it : ʿarabiyya, voiture, donne ʿarabiyyiti, ma voiture.
Cette fiche d'arabe est-elle gratuite ?
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